Signature d'un nouvel accord "LUX2029" visant à garantir l'avenir de la sidérurgie au Luxembourg

À l'issue d'un processus de négociation initié le 1er octobre 2025, un nouvel accord "LUX2029" visant à sécuriser l'avenir d'ArcelorMittal au Luxembourg a été signé par les différentes parties engagées. Les conclusions afférentes du comité de coordination tripartite "sidérurgie" ont été signées conjointement par le ministre du Travail, Marc Spautz, le ministre de l'Économie, des PME, de l'Énergie et du Tourisme, Lex Delles, le ministre des Finances, Gilles Roth, la direction d'ArcelorMittal ainsi que les syndicats LCGB et OGBL, lors de la réunion du 20 mars 2026.

L'industrie sidérurgique constitue un pilier majeur de la souveraineté industrielle européenne, fournissant des secteurs industriels essentiels tels que l'automobile, l'énergie, la construction ou encore la défense.

La sidérurgie luxembourgeoise est sous tension depuis un certain temps au vu notamment du prix des matières premières et des importations à bas prix en Europe et l'environnement géopolitique et macro-économique n'ont fait qu'empirer la situation.

Par conséquent, et afin de construire un avenir durable pour ses activités au Luxembourg, le groupe ArcelorMittal souhaite réaliser des investissements d'avenir conséquents et nécessaires, et également - comme annoncé précédemment- ajuster son organisation interne et la structure de ses coûts fixes en vue d'améliorer sa compétitivité. Le Luxembourg restera le siège social d'ArcelorMittal, la construction du nouveau bâtiment se poursuivant à un rythme soutenu.

Couvrant les années 2026 à 2029, le nouvel Accord prévoit qu'ArcelorMittal investira au minimum 290,5 millions d'euros, pouvant aller jusqu'à 334,5 millions d'euros, dans des projets clés visant le développement de l'ensemble de ses sites de production pour assurer la pérennité de ses usines, dont une enveloppe de 44 millions d'euros dédiée à la maintenance des équipements actuels. Par ailleurs, les parties s'efforceront de mettre en oeuvre le projet de rénovation et de modernisation du "Train 2" à Belval, une initiative de grande envergure actuellement en phase d'exploration préliminaire. Dans le cadre de la digitalisation accrue des processus de la production d'acier et des activités administratives, la création d'un centre d'excellence en matière de cybersécurité pour soutenir les activités mondiales ainsi que des études menées conjointement avec des institutions académiques et de recherche en matière de technologies avancées sont également prévues.

Par ailleurs, la création d'une "Maintenance Academy", un centre de formation dédié aux métiers liés à la maintenance des outils de production industriels est en cours d'étude, avec l'objectif de stimuler la montée en compétences et la durabilité des savoir-faire, tout en créant des passerelles entre l'éducation, l'industrie et l'emploi.

Compte tenu d'un effectif excédentaire d'environ 300 salariés au Luxembourg par rapport aux besoins actuels et futurs de l'entreprise, des mesures de préretraite et de pensions, de chômage partiel, de départs volontaires, de transferts internes et de départs naturels seront mises en oeuvre. Dans le cadre des restructurations une cellule de reclassement est destinée à accompagner ces salariés avec les différentes options susmentionnées.

Composés de représentants de la direction, des syndicats signataires de l'accord, de membres de la délégation du personnel et des ministères du Travail, de l'Économie et des Finances, deux comités de suivi seront mis en place pour accompagner l'évolution des investissements et des effectifs, et la mise en oeuvre des diverses mesures retenues, au cours de la période concernée. Ces comités seront présidés par le ministre de l'Économie, des PME, de l'Énergie et du Tourisme et le ministre du Travail ou leurs délégués.

Communiqué par le ministère de l'Économie, le ministère du Travail, le ministère des Finances, ArcelorMittal Luxembourg, LCGB et OGBL