Gilles Roth:''Nos finances publiques sont solides''

En date du 3 février 2026, le ministre des Finances, Gilles Roth, a présenté aux membres de la commission des Finances et de la commission de l'Exécution budgétaire de la Chambre des députés la situation financière de l'État au 31 décembre 2025.

Après une année record 2024, une progression soutenue des recettes en 2025

Au 31 décembre 2025, les recettes de l'Administration centrale s'établissent à 29,1 milliards d'euros selon les règles de comptabilité européennes SEC2010. Une progression toujours soutenue de +705 millions d'euros ou +2,5 % par rapport au 31 décembre 2024. Après une année record 2024: +11,5 % ou +3,0 milliards d'euros.

L'Administration des contributions directes a encaissé des recettes à hauteur de 14,4 milliards d'euros, en léger recul (-70,3 millions d'euros ou -0,5 %) par rapport à la même période de l'année dernière. Avec des hausses substantielles toutefois au niveau de l'impôt sur le revenu des collectivités (+260,4 millions d'euros ou +7,8 %), porté avant tout par le secteur financier, et la retenue d'impôt sur les traitements et salaires (+108,8 millions d'euros ou +1,7 %). Les baisses les plus notables concernent l'impôt sur le revenu des capitaux – des recettes plus volatiles (-252,7 millions d'euros ou -23,8 %) et l'impôt sur la fortune (-117,1 millions d'euros ou -10,6 %) sous l'effet de surperformances réalisées en 2024. Une moins-value en termes de recettes a également été enregistrée au niveau de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (imposition par voie d'assiette) (-83,9 millions d'euros ou -6,2 %).

Au 31 décembre 2025, l'Administration de l'enregistrement, des domaines et de la TVA affiche des recettes totales de 7,9 milliards d'euros, soit +77,5 millions d'euros ou +1,0 % par rapport au 31 décembre 2024. Cette évolution positive a été portée par les encaissements en matière de taxe sur la valeur ajoutée (+57,9 millions d'euros ou +1,0 %) et la taxe d'abonnement (+73,9 millions d'euros ou +5,7 %). Les droits d'enregistrement accusent de leur côté une baisse de 30,5 millions d'euros ou -16,3 % par rapport à la même période en 2024.

Au niveau de l'Administration des douanes et accises, les recettes se chiffrent à 2,6 milliards d'euros, soit une progression de +294,1 millions d'euros ou +12,8 %.

Des dépenses sous le signe d'une politique anticyclique et d'un contexte géopolitique sous tension

Les dépenses de l'État central se chiffrent au 31 décembre 2025 à 30,1 milliards d'euros selon le SEC2010, soit +2,1 milliards d'euros ou +7,4 % en glissement annuel.

Cette augmentation s'explique entre autres par des investissements publics en hausse de +780 millions d'euros (+23,8 %), y compris dans le logement abordable (+230 millions d'euros), l'équipement militaire (+251 millions d'euros) et la politique énergétique et climatique (+95 millions d'euros), la rémunération des salariés (+620 millions d'euros ou +9,0 %) de même que par d'autres transferts courants p. ex. à la sécurité sociale et aux communes (+527 millions d'euros ou +4,6 %).

Le solde de l'Administration centrale s'établit au 31 décembre 2025 à -1 milliard d'euros, sachant que le solde définitif ne sera connu qu'à l'issue de la période complémentaire qui s'étend jusqu'à fin février 2026.

Le ministre des Finances, Gilles Roth, commente: "Malgré une évolution moins dynamique des recettes en 2025 qu'en 2024, nos finances publiques restent solides. Avec un endettement public, le deuxième plus faible de la zone euro et la confirmation encore récente de notre triple A. Et nous continuons à investir dans l'avenir du pays, la cohésion sociale, la croissance économique et notre sécurité commune. Sans ces dépenses supplémentaires, notre déficit serait moindre. Pour les années à venir, je reste dès lors prudemment optimiste."

Communiqué par le ministère des Finances

Membre du gouvernement

ROTH Gilles

Date de l'événement

03.02.2026